actu-lambda.fr

L’info LGBT vue d’ailleurs

embed
<iframe height="200" width="500" frameborder=0 scrolling=no src="https://actu-lambda.fr/spip.php?page=snip&id_article=53"></iframe>

Espagne : les néonazis russes, et les jeunes du Parti Populaire

mardi 27 août 2013admin

Personne ne peut croire en toute sincérité qu’il n’y a pas de lien entre la prolifération de jeunes néo-nazis en Russie, et les jeunes du courant “Nouvelle Génération” du Parti Populaire qui passent leur temps à se prendre en photos en faisant le salut fasciste, ou avec des symboles nazis. La seule différence est que là où l’Espagne interdit ces manifestations de racisme ou d’homophobie, la Russie les encourage par ses lois, certaines récemment votées.

Si l’Europe est habituée à voir ressurgir régulièrement le pire des comportements, il est extrêmement ironique que la Russie soit le pays à promouvoir des lois contre les homosexuels : dans l’histoire récente, son pire ennemi fut l’Allemagne nazie qui a également atteint le paroxysme de la violence et de la discrimination contre les homosexuels.

Mais dans le cas des jeunes espagnols du Parti Populaire, il faudrait plus chercher cette résurgence dans le fait que ce parti est le seul du pays à ne jamais avoir condamné le coup d’état militaire de Franco et les crimes qui en ont découlé, notamment contre les homosexuels et les transgenres.

Ce à quoi est confronté le Parti Populaire avec ce courant “Nouvelle Génération” est extrêmement grave : ils ont des fascistes dans leurs rangs, des néo-nazis, dont les photos ont circulé, et qui sont, comme en Russie, homophobes et transphobes.

Le Parti Populaire doit agir, la justice doit agir. Car nous courons, tous, homos comme hétéros, transgenres, un danger grandissant, un danger comme celui décrit par le poète Martin Niermöller :

Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas communiste.
 
Lorsqu’ils ont emprisonné les socialistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas socialiste.
 
Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas syndicaliste.
 
Lorsqu’ils sont venus me chercher
il ne restait plus personne
pour protester.

A lire sur [ElDiario (Espagne, espagnol)]