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Inde : quel niveau de tolérance avons nous envers les relations homosexuelles ?

mardi 27 août 2013admin

Récemment, l’histoire d’un couple de lesbiennes de Kerala - Sruthi et Saranya, âgées toutes deux de 21 ans -, venues à Bangalore commencer une nouvelle vie ensemble, après que leurs parents se sont opposés à leur relation, a une fois de plus posé la question du droit des homosexuels à choisir leur partenaire.

Leur cas est allé devant la Haute Cour de Kerala, où les parents de Saranya arguaient du fait que leur fille avait été kidnappée par Sruthi et emmenée à Bangalore. Bien que Saranya ait déclaré être venue de son propre chef vivre avec Sruthi, elle a exprimé son désir de retourner vivre avec sa famille à Kerala.
La question qui découle de ce cas est de savoir si deux adultes qui souhaitent vivre ensemble doivent être obligés à mettre fin à leur relation, vu que l’homosexualité est encore regardée comme un tabou en Inde. Cela fait quatre ans que la Haute Cour de Delhi a pris une décision historique qui dépénalisait l’homosexualité, estimant ainsi que l’article 377 du code pénal indien violait les droits fondamentaux de vie et de liberté, et le droit à l’égalité garanti par la constitution du pays.

Nous levons ici un débat, pour mesurer si l’homophobie est toujours prévalente dans notre société.

Il ne s’agit pas seulement du droit des gays et des lesbiennes, mais des droits de l’homme” - Manohar Elavarthi, membre de PRV, une plateforme politique de Bangalore :
Nous ne pouvons nier que l’homosexualité existe. On ne parle pas seulement du droit des gays et des lesbiennes, mais des droits de l’homme. Nous devons respecter le droit de chaque individu à faire ses propres choix, ce qui est garanti par notre constitution.
Le cas de Sruthi et Saranya montre que, dans notre pays, les femmes sont considérées comme étant la propriété de leurs parents, ou de leur époux. Nous avons aidé les jeunes filles à leur arrivée à Bangalore. La cour a autorisé Sruthi à s’établir où elle le souhaitait mais Saranya a subi un chantage émotionnel de la part de ses parents pour qu’elle reste avec eux. Les tribunaux devraient avoir des conseillers pour éviter que les familles ne menacent, discriminent ou fassent du chantage sur leurs enfants

On ne devrait pas promouvoir l’homosexualité” - CK Mohanan, avocat et conseil de Sruthi et des parents de Sarnya.
L’homosexualité existe depuis des temps immémoriaux, mais nous n’en parlons ouvertement que depuis peu de temps. Je pense que les relations homosexuelles ne sont pas bonnes pour la société, et qu’on ne devrait pas en faire la promotion. Sruthi et Saranya voulaient rester ensemble, mais Saranya a compris son erreur, et est retournée vivre avec ses parents.
Quelques plaintes ont été déposées contre des couples lesbiens, la plupart par les parents qui souhaitaient que leur fille ait de nouveau une vie normale. Les tribunaux ont accepté que les femmes continuent à vivre ensemble si tel était leur souhait. Mais les parents donnent tout ce qu’ils ont pour éduquer leur fille et, si elle s’écartent du droit chemin, ils doivent leur montrer la bonne direction

Article original sur [TimesOfIndia (Inde, anglais)]

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